« Ces petits bateaux qui volent », par Sébastien Josse

Sebjosse.jpgSébastien Josse , skipper émérite, 3 tours du monde à son actif et un 4ème en préparation. En 2003, déjà, alors qu’il naviguait sur son 60 pieds VMI, Jojo entend parler de « ces petits bateaux qui volent », comme il se plait à les appeler. Trois ans plus tard, lors de l’escale de la Volvo Ocean Race à Melbourne, il contact Rohan Veal qui, à l’occasion de la Geelong Week, l’initie aux joies de la vitesse sur ces bateaux poids plumes (30 kg) : « Mais ce qui m’intéresse dans le Moth, avant la vitesse, c’est son côté avant-gardiste, la technologie utilisée. C’est un mini hydroptère ! Ce sont de nouvelles sensations, une nouvelle façon de naviguer… Sur un Moth, je réapprends à naviguer ».

Depuis, Jojo s’est laissé tenté et, en 2007, est devenu propriétaire d’un Bladerider. Installé à Concarneau, il essaie de s’entraîner dès que son emploi du temps de préparation au prochain Vendée Globe le lui permet : « Pas assez souvent, malheureusement. Je navigue très peu, je ne progresse pas très vite. L’occasion se présente d’un Mondial en hémisphère Nord. Je pense que l’année prochaine il sera en hémisphère Sud. Je n’aurais pas l’opportunité de faire une course comme ça avant quelques années ».

Justement, son 60 pieds BT sera en chantier à cette même période « ça tombe très bien » commente Sébastien, « cela me laisse le temps de participer aux Championnats du Monde du début à la fin. J’y vais pour naviguer un peu plus mais surtout pour apprendre, parce qu’il y a plein de petits réglages et astuces à avoir, certainement, que moi je peux mettre des heures à trouver vu mon peu d’heures de navigation. Après une semaine et plusieurs régates par jour, je vais avoir les bases. On s’entend bien, avec Rohan. Je compte sur lui pour me donner des conseils et pour qu’une fois rentré en France, j’ai déjà un peu plus la maîtrise du bateau. Et puis comme entraînement physique, c’est quand même pas mal ».

Quand on lui demande quelles sont prétentions pour ce Championnat, il rigole et dit : « finir premier français » puis enchaîne « mais je ne suis pas sûr de terminer les parcours ! S’il y a 25 nœuds de vent, ça risque d’être difficile».

seb2.jpg